Lettura in francese con esercizi: La Francophonie : une célébration de la langue française
Destinatari: studenti di scuola secondaria di secondo grado, livello A2
Sintesi del contenuto
- Lettura in lingua originale sul significato, storia e valori della Semaine de la Francophonie.
- Cenni storici sulla decolonizzazione, la diffusione della lingua francese e la creazione dell’Organizzazione Internazionale della Francophonie.
- Esercizi mirati su comprensione del testo, lessico, grammatica e produzione orale/scritta.
Obiettivi didattici e benefici per gli studenti
- Sviluppare le competenze di comprensione scritta e lessicale in francese su tematiche attuali e culturali.
- Rafforzare l’uso del passé composé, la trasformazione delle frasi e la produzione orale tramite schemi guidati.
- Avvicinare gli studenti alla geografia culturale della lingua francese e al concetto di diversità linguistica e culturale.
Come utilizzare la risorsa in classe
- Ideale come attività guidata a lezione o per compiti a casa: la lettura è breve, accessibile e seguita da esercizi progressivi.
- Utilizzabile per stimolare discussione su multiculturalismo e identità linguistica.
- Proposta di produzione orale attraverso la preparazione di un breve diaporama su un autore francofono, esercitando il discorso pubblico in lingua.
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Chaque année, autour du 20 mars, partout dans le monde, on célèbre la Semaine de la Francophonie. Mais d’où vient cette tradition et quel est son sens ?
Pour comprendre l’importance de cette semaine, il faut[1] remonter à l’époque de la décolonisation, surtout pour les pays africains. Après une longue période de domination de l’empire colonial français, la majorité[2] des pays africains veut devenir indépendante et affirmer sa propre identité politique et culturelle. Mais il y a deux problèmes importants. D’abord, dans chaque pays africain il existe des dizaines, parfois[3] des centaines de langues locales différentes : au Cameroun on parle plus de 280 langues, au Nigeria voisin plus de 500. Il est donc très difficile de choisir une seule langue nationale. Ensuite, la seule langue commune à tous est le français : la langue des colonisateurs.
Cependant, c’est aussi la langue dans laquelle les élites et la classe dirigeante africaine se sont formées. C’est pourquoi[4] les dirigeants et les intellectuels de l’époque ont fait un choix pratique : garder[5] le français comme langue commune et instrument d’unité nationale et d’émancipation sur la scène internationale.
« Dans les décombres[6] du colonialisme, nous avons trouvé cet outil merveilleux, la langue française », écrivait Léopold Sédar Senghor, président du Sénégal et un des fondateurs de la Francophonie.
En 1970, grâce à Senghor et aux autres fondateurs de la Francophonie : Habib Bourguiba (président de la Tunisie), Hamani Diori (président du Niger) et Norodom Sihanouk (prince et chef du Cambodge), à Niamey, au Niger, naît la première organisation internationale de la Francophonie : l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Ce sont donc des dirigeants africains et asiatiques, et non la France, qui en sont les véritables initiateurs[7]. 21 pays signent[8] la charte de création.
Cette organisation a ensuite évolué : elle est devenue en 1998 l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, et en 2005 l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Aujourd’hui l’OIF compte 93 États et gouvernements, répartis en 7 régions du monde. Chaque année, le 20 mars, date de création de l’ACCT, on célèbre la Journée Internationale de la Francophonie, et pendant toute la semaine des manifestations culturelles se développent autour de cette date.
Quels sont les buts de la Francophonie ? Avant tout, affirmer que le français n’appartient plus seulement à la France, mais qu’il est une langue vivante sur 5 continents : la seule après l’anglais. La semaine permet aussi de montrer que le français est la langue de la cuisine sénégalaise, du rap congolais, de la poésie haïtienne, de l’humour québécois. C’est une façon de dire : il existe d’autres langues importantes dans le monde, d’autres cultures, d’autres littératures. En somme, célébrer l’unité dans la diversité.
Cette vitalité du français hors de France a produit une littérature extraordinaire. Parmi les auteurs francophones les plus importants : Ahmadou Kourouma (Côte d’Ivoire), Aimé Césaire (Martinique), Patrick Chamoiseau (Martinique), Alain Mabanckou (Congo), Tahar Ben Jelloun (Maroc)... Des voix qui parlent et écrivent le français à leur façon[9], avec leur culture et leur histoire.
En 2007, un Manifeste pour une littérature-monde en français, signé par une quarantaine d’écrivains francophones, a proclamé que désormais[10] « le centre, c’est partout ».
Célébrer la Francophonie, c’est célébrer cela : une langue qui appartient à tous ceux qui la parlent, la chantent et la réinventent.
Veronica Vian
[1] Il faut : bisogna (inf. : falloir)
[2] La majorité : la maggioranza
[3] Parfois : a volte
[4] C’est pourquoi : Ecco perchè
[5] Garder : conservare
[6] Les décombres : le macerie (m. pl.)
[7] L’initiateur : il fondatore
[8] Signer : firmare
[9] À leur façon : a modo loro
[10] Désormais : ormai



