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Vivian Maier, une nounou photographe


Vivian Maier est née le 1er février 1926 à New York d’une mère française et d’un père d'ascendance autrichienne, qui se sont séparés peu après sa naissance, en 1929.

Après le divorce son frère est confié à ses grands-parents paternels alors que Vivian reste auprès de sa mère, qui trouve refuge chez une amie française, Jeanne Bertrand, photographe professionnelle reconnue qui aurait vraisemblablement[1] initié Vivian à la photographie.

Vers 1932, les deux femmes et Vivian reviennent en France pour s’installer dans leur village natal. Une partie de l’enfance de Vivian se passe donc en France, dans les Hautes-Alpes, de ses six ou sept ans à ses douze ans. Mais en 1938, elles rentrent à New York et Vivian ne reviendra en France qu’en 1950 pour vendre une propriété héritée[2] de sa grand-tante. La jeune femme repart pour les États-Unis en 1951 et commence à travailler comme nounou professionnelle pour des familles aisées[3]. À partir de cette époque elle s'achète un excellent appareil photo, un Rolleiflex professionnel, et tout en travaillant durant près de 40 ans comme gouvernante et nourrice[4] à domicile, principalement à Chicago, elle consacre ses moments de liberté à sa passion secrète, la photographie.

Elle prend ainsi durant sa vie plus de 150 000 images, principalement de personnes et d’architecture à New York et à Chicago, bien qu’elle ait aussi voyagé et photographié à travers le monde entier. Dès qu’elle le peut, elle part photographier dans la rue la vie quotidienne de ses habitants, les enfants saisis[5] en plein jeu, les travailleurs, les gens de la bonne société, mais aussi les malheureux, les mendiants et les marginaux[6]. Elle prend surtout des photos en noir et blanc, elle montre beaucoup de tranches de vie et elle témoigne des inégalités dans la société américaine. Elle embrasse tous les sujets, tous les genres : natures mortes, paysages, portraits et autoportraits, dans lesquels elle se dévoile[7] à peine. Avec son immense travail elle parvient parfaitement à représenter l’ambiance des villes américaines des années 50 et 60.


[1] Vraisemblablement : verosimilmente
[2] Héritée : ereditata
[3] Aisées : agiate
[4] La nourrice : nutrice, bàlia
[5] Saisis : colti, sopresi
[6] Les marginaux : gli emarginati
[7] Se dévoiler : svelarsi

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